Après un long cheminement personnel, je suis aujourd’hui au plus près de ce qui fait sens pour moi, chaque matin, en arrivant à mon bureau. Ce chemin, j’y arrive aujourd’hui parce que je m’autorise. J’ose oser. J’ose faire autrement. Comment ? En partant en balade avec les personnes que j’accompagne par exemple. Si je me rends compte du bienfait que cela a pour moi, en premier lieu bien sûr, je me rends surtout compte du bienfait que cela a sur les personnes qui viennent à moi. Venir travailler à mes côtés au sens de « se mettre au travail » n’est pas rien. Mettre au travail ses questionnements, ce qui nous tourmente, nous interroge, nous empêche d’avancer est déjà un sacré pas. Reste ensuite à pouvoir faire le pas de côté pour regarder les choses autrement. Sortir du lit de la rivière dans lequel on se sent couler pour revenir au bord du rivage et reprendre son chemin.

Lâcher prise en coaching : une manière de faire autrement

Le fait de m’autoriser moi, pour moi, à aller là où il est bon d’être professionnellement, permet aux personnes que j’accompagne de s’autoriser. S’autoriser à questionner le sens. S’autoriser à poser et déposer leurs questionnements autrement. S’autoriser à être elles-mêmes, à être autrement.

Donc il me faut oser faire autrement. Sortir du cadre tout en maintenant un cadre. Par trois fois ces dernières semaines, j’ai invité les personnes que j’accompagne à partir marcher. Cahier et crayon déposés au fond du sac, nous sommes sortis, littéralement, prendre l’air. Les passants qui nous ont croisés ont pu légitimement penser que nous ne faisions que partager un bon moment en discutant. C’est vrai que c’était un bon moment. C’est vrai que nous discutions. Et pourtant nous étions bien au travail. Nous nous étions mises au travail différemment. Et quel bonheur de voir ce que cela produit lorsque l’on s’autorise à faire autrement !

De chaque balade, nous sommes sortis comme libérés. Libérés d’un poids, libérés d’un nœud, ouverts à d’autres possibles. Et nous avons pu reprendre notre chemin autrement.

Le merveilleux temps ensoleillé d’aujourd’hui, les montagnes fraichement enneigées, les bourgeons prêts à attendre encore l’arrivée du printemps m’invitent aujourd’hui à poursuivre sur ce chemin. Et à continuer à faire lien entre ce qui fait sens pour moi et ce qui fait sens pour vous qui lisez cet article et vous dites que, peut-être, ce serait une bonne idée de se mettre au travail autrement.

En attendant si vous voulez explorer des manières de lâcher prise dans votre quotidien, je vous invite à lire cet article du magazine Psychologies qui nous invite à explorer nos propres limites. Bonne lecture !