Qu’est-ce qui permet à quelqu’un qui exerce en tant qu’entrepreneur indépendant de se différencier, d’exister et de pleinement être compris pour ce qu’il est ? C’est un peu la question que je me pose à chaque fois que j’ouvre des réseaux comme Linkedin : mis à part leur genre, rien ne distingue un coach d’une coach, un consultant en com’ d’une consultant en com’, un expert du marketing digital d’une experte en marketing digital, un consultant RH d’une consultante RH… Et pourtant tous sont a priori experts de leur métier.
A l’image de ces portes pour lesquelles seule la couleur diffère, il me parait très difficile de faire un choix sur la seule base du titre métier. Choisir un consultant, un coach ou un « expert » c’est un peu comme choisir un psy. Comment être sûr qu’il va répondre à mon besoin ? Qu’est-ce qui fait que je vais le choisir lui ou elle et pas un autre ?
Comme moi, n’auriez-vous pas envie d’ouvrir les portes pour regarder ce qu’il y a vraiment derrière avant de faire votre choix ?
Entrepreneur indépendant, solopreneur ou freelance : se différencier et exister autrement
Quand on se lance en indépendant, on ne se rend pas toujours compte de tout ce que cela recouvre. Etre expert de son métier est une chose, le commercialiser en est une autre. Etre « solopreneur » c’est aussi être commercial, communicant et maîtriser un ensemble de savoir-faire bien éloignés de notre savoir-faire métier. « Vendre son activité » c’est aussi « savoir se vendre ». Et ce n’est pas rien !
Celles et ceux qui ont choisi de faire de leur métier une activité indépendante n’ont pas fait le choix uniquement d’un statut : être « freelance », « indépendant », « solopreneur » ou « entrepreneur individuel »… peu importe le nom que l’on y accolle, ceux-là et celles-là ont avant tout choisi de créer, façonner, construire jour après jour leur activité. Le mot travail n’a pour eux pas tout à fait la même signification qu’un salarié pour lequel le travail est déjà là chaque matin quand il/elle rejoint son poste. Même si le salarié peut trouver une forme de liberté à exercer son métier comme il entend, il/elle ne peut pas toujours décider pour qui il/elle travaille, au service de quoi et au titre de quelles valeurs.
Créer son activité, c’est donner à voir une part de soi. Ses compétences et sa maîtrise technique bien sûr mais aussi une part de qui il/elle est en tant que personne. Ce qui fait son socle, ses valeurs, le sens qu’il/elle met dans son activité et dans le fait de la façonner « à sa manière ».
Etre « indépendant », c’est savoir maîtriser les contours, choisir les ingrédients et créer et renouveler sans cesse sa propre recette. En termes marketing, cela s’appelle définir l’offre, la cible et la proposition de valeur. En termes de communication, cela s’appelle savoir cultiver sa singularité, mettre du soi et du sens dans ce que l’on fait, savoir pour qui on le fait. Et, cerise sur le gâteau, se mettre en accord avec ses valeurs, ce qui nous guide et nous anime pour prendre sa part et contribuer, à notre échelle, à un monde plus beau.
Pas de recette miracle mais une bonne dose de « soi »
Tout comme le simple diplôme ne suffit pas à faire de nous un expert de notre métier, notre titre métier ne suffit pas ni à faire notre compétence ni à nous distinguer. Et encore moins à gagner des milliers d’euros chaque mois comme beaucoup de vidéos virales le laissent miroiter. Une tendance bien illustrée par cet article publié sur le site l’ADN.
Il n’y a pas de « kit » du bon solopreneur. Il n’y a pas de recette miracle pour réussir et s’épanouir quand on est entrepreneur indépendant. Mais être aligné avec qui l’on est, ses valeurs et ce qui fait sens pour nous dans la vie me semble déjà une bien belle opportunité de trouver sa manière d’exister et de savoir pourquoi on se lève et part travailler chaque matin… C’est tout l’objet des accompagnements et ateliers que j’anime autour de l’identité professionnelle.

